Adam Cruces, Patience, 2011, still
Ursula Damm, Transits, 2012, still
Christina Kubisch, Electrical Walks Basel, 2012. Photo: Lukas Zitzer
Jodi, div. [property], 2013, screenshot
Alexis O’Hara, Squeeeeque A.K.A. the improbable Igloo, 2009-2011. Photo: Stefan Hollenstein
Lauren Huret, Face Swap (past), 2016, screenshot
Marc Lee, TV-Bot 2.0, 2010, screenshot
Christoph Wachter / Mathias Jud, New Nations, 2009–2011, screenshot
UBERMORGEN, Sound of eBay, 2008/2009, screenshot
Aline Zeltner, Lideslied, 2011, still
Esther Hunziker, EHB 5866, 2012, still
Philipp Madörin, Allebildergenerator, 2011, installation view at HeK. Photo: Stefan Holenstein
Aline Veillat, Sada el-Kawn, 2011, installation view at HeK. Photo: Stefan Holenstein
Denis Handschin / Michel Winterberg, Um die Ecke, 2012, still
Beat Brogle / Philippe Zimmermann, onewordmovie, 2003 / 2016, screenshot
Studer / van den Berg, filter: four letter words, 1997 – 1998
Studer / van den Berg, filter: mille miglia, 1997 – 1998
Studer / van den Berg, filter: mixed double, 1997 – 1998
./LOGICALAND V0.1, Maia Gusberti, Michael Aschauer, Nik Thoenen, Sepp Deinhofer, 2002
Mélodie Mousset, We were looking for ourselves in each other, 2015
!Mediengruppe Bitnik, Download Finished, 2006, still
knowbotic research, macghillie_just a void, 2008 – 2012
knowbotic research, minds of concern (New York Version), 2002
knowbotic research, kotomisi un-inform, 2014 –2016
collectif_fact, Circus, 2004, screenshot
collectif_fact, Loading, 2007, screenshot
Jan Voellmy, Schnur, 2008, installation view
Atelier Hauert-Reichmuth mit Volker Böhm, LUMO LED, 2009
Jodi, Max Payne Cheats Only, 2004, screenshot
Alexander Hahn, A Young Person’s Guide To Walking Outside The City, 1983, screenshot
Esther Hunziker, Frequency, 2008, screenshot
Birgit Kempker, Sphinx, 2004 – ongoing, screenshot
Marc Lee, TV-Bot 1.0, 2004/2005, screenshot
collectif_fact, ce qui arrive, 2005, screenshot
Studer / van den Berg, travelogue, 2005, screenshot
John F. Simon Jr., Every Icon, 1997 – ongoing, screenshot

La Collection

Dans une époque de rapide progrès technologiques et où la durée de vie de ces dernières est courte, la question de la préservation du patrimoine numérique se pose de façon de plus en plus soutenue. Outre les expositions et manifestations qu’elle organise, la HeK se consacre à cet enjeu clé et entretient sa propre collection. Celle-ci ne se limite pas uniquement à des œuvres numériques, mais comprend également des installations, des travaux logiciels ainsi que des travaux réalisés in situ.

Plus

Des premières réponses ont pu être apportées dans le cadre du projet de recherche trinational ‘Digitale Medienkunst am Oberrhein – Konservierung – Restaurierung – Zukunftssicherung’ (2010–2012) [Art des médias numériques du Rhin Supérieur – Conservation, Restauration, Pérennité (2010–2012)] qui ont ensuite été rassemblées dans une publication de grande envergure, à laquelle la HeK a contribué avec une étude de cas et des textes. Dans le cadre de ce projet de recherche, et grâce aux subventions du Bundesamt für Kultur [Office fédéral de la culture], du Kunstkredit Basel-Stadt [Crédit de l’Art, Bâle-Ville] et du kulturelles.bl, département de la culture du Canton Bâle-Campagne, la HeK a pu acquérir les premières œuvres de sa collection, mises à sa disposition en tant que prêts permanents. S’y ajoutent des dons de la Fondation Christoph Merian constituant ainsi la base de la collection, qui, à long terme, va s’agrandir et s’enrichir par l’ajout d’une archive centrale de productions artistiques. La documentation complète des œuvres et l’ébauche de solutions individuelles pour leur préservation constituent un aspect important du développement de la collection. Pour ce faire, la HeK poursuivra l’échange avec des collègues nationaux et internationaux, le dialogue scientifique et les débats conjoints avec des instituts de recherche.

La collection ne se limite pas uniquement à des œuvres numériques, mais comprend également des installations, des travaux logiciels ainsi que des travaux réalisés in situ sur le site de Dreispitz et à Bâle-Ville, tous réalisés ou imaginés dans le cadre de projets d’exposition à la HeK. La collection ne met pas l’accent sur l’aspect technique des œuvres, mais plutôt sur les questions de fond socialement pertinentes qu’elles soulèvent, sur l’accès à la sphère informative qu’elles proposent, sur les systèmes de réseaux qu’elles reflètent et développent, sur les nouvelles pratiques esthétiques qu’elles révèlent et sur les nouvelles expériences perceptives qu’elles permettent.

Mélodie Mousset, We were looking for ourselves in each other, 2015, screenshot

Oeuvres d'art

La HeK se distingue par sa collection unique en son genre, consacrée au « born-digital art », c’est-à-dire à l’art né d’un support numérique et classifié comme tel. L’art numérique comprend de nombreuses formes d’expression et s’incarne à travers des matériaux divers et variés : logiciels, code informatique, images animées, installations interactives ou encore environnements sonores. La HeK inclut dans sa collection le large spectre des formes d’expressions artistiques à la croisée de l’art et des technologies des médias. Dans ce contexte, elle ne s’attache pas à des formats techniques spécifiques mais à des problématiques de fond qui établissent des liens avec la société, traitent de l’accès à la sphère de l’information, analysent et développent des systèmes connectés, représentent une nouvelle pratique esthétique et ouvrent la voie à des expériences sensorielles inédites. La multiplicité des formes d’expression artistique rend nécessaire la définition de priorités. La HeK se concentre ainsi sur l’art logiciel et l’art en ligne, dont une pratique artistique spécifique s’est développée en Suisse.

Hormis les nombreuses œuvres accessibles en ligne, les travaux des artistes ne sont pas présentés dans le cadre d’une collection permanente mais font l’objet d’expositions temporaires.

Toutes les oeuvres

Yves Bernard (iMAL)

Préservation des médias performatifs

L’art numérique, dans ses innombrables manifestations, s’est depuis longtemps établi dans la production artistique; sa pertinence culturelle est incontestable. Sa préservation cependant, pose de nouveaux défis aux musées et collections: Que faire alors, une fois que l’on a démarré une technique obsolète? Comment manier des œuvres artistiques dépendant de logiciels propriétaires qui ne sont plus mis à jour, ou bien dont les auteurs ont disparu? Comment conserver pour le futur des œuvres crées par, pour et avec le réseau internet?

Conservation Piece(s)

Contributions